La croissance urbaine dans le monde.
Document 1 : évolution des grandes agglomérations dans le monde
Document 2 : les
problèmes de la croissance urbaine au Sud.
La moitié de la population
mondiale, (…) vit dans les villes. Une majorité vit dans les grandes villes,
voire d’immenses métropoles de plusieurs millions d’habitants. La plupart de ces grandes villes
sont désormais dans des pays dits du Sud. Jakarta, Sao Paulo, Mexico, Bombay
(Mumbai), Le Caire, tous ces noms sont familiers et synonymes de métropoles
géantes congestionnées, polluées et dans lesquelles de nombreuses personnes
vivent dans ce que nous appelons des bidonvilles.
La croissance démographique
actuelle des grandes villes du Sud est telle qu’il leur est impossible de
mettre à jour les équipements, et surtout de les mettre au niveau des besoins. Eau potable, eaux usées,
déchets, routes, transports en commun, culture, écoles, universités, tous les
équipements sont pour la plupart dans un état de délabrement et les
investissements nécessaires sont si conséquents que les politiciens locaux sont
dans l’incapacité de trouver des financements.
Dans les grandes villes du Sud,
une majorité de la population urbaine habite dans des bidonvilles, soit plus
d’un milliard d’individus !
D’après Graeme Villeret,
Population Data.net, octobre 2006.
Document 3 : l’extension
spatiale des villes du Nord : Lancaster, banlieue pavillonnaire de Los
Angeles (Etats-Unis).
Questions
Document 1 :
1)
décrivez l’évolution des grandes agglomérations dans le monde entre 1975 et
2000.
Document 1 et 2 :
2)
En 2015, dans quelle partie du monde la majorité des grandes agglomérations se
trouveront-elles ? Quelles conséquences la croissance urbaine a-t-elle dès
aujourd’hui sur les villes du Sud ?
Document 3 :
3)
Décrivez la photographie en relevant les éléments qui caractérisent l’extension
spatiale d’une ville du Nord comme Los Angeles.
Paragraphe argumenté :
expliquez en une vingtaine de lignes la croissance urbaine mondiale et ses conséquences au Nord comme au Sud.
Correction
1)
On observe une triple évolution entre 1975 et 2000 : le nombre des grandes
agglomérations augmente (de 5 à 19), la taille des agglomérations présente en
1975 a aussi augmenté considérablement en 2000(Tokyo passe de 20 à 26 millions
d’habitants). Enfin la majeure partie des grandes agglomérations mondiales se
situe dans les pays du Sud, conséquence de leur forte croissance urbaine.
2)
La majeure partie des grandes agglomérations se situe au sud. L’extension des villes se fait le plus
souvent au profit d’habitats pauvres (bidonvilles)
3)
Cette banlieue pavillonnaire s’étale le long des voies de communication (ici
les routes). Elle est typique de la croissance urbaine et de l’extension
spatiale des villes du Nord. Ce type
d’habitat pavillonnaire attire les classes moyennes en raison du coût du
terrain et des maisons moins élevé qu’en ville, mais il consomme beaucoup
d’espaces, dégage une certaine forme de monotonie et entraîne d’importants
déplacements automobiles pour ses habitants entre domicile et travail.
Correction
du paragraphe argumenté
La
population urbaine forme la moitié de la population de la Terre alors
qu'elle n'en représentait que 13% au début du XX° siècle. Quelles sont
aujourd’hui l’évolution et les caractéristiques de cette urbanisation dans le
monde ?
Dans les pays du Nord, les taux d'urbanisation sont très élevés (autour de
75%). Mais aujourd’hui, leur croissance urbaine est faible. Une partie des
citadins, appartenant aux classes moyennes, vit dans les banlieues
pavillonnaires et les communes périurbaines qui s’étalent le long des axes de
communications. Mais dans la ville, la
fracture sociale s’est développée entre des quartiers centraux ou résidentiels
aisés et des quartiers périphériques et des banlieues où logent les populations
plus modestes. Ce sont les ghettos ethniques aux Etats-Unis comme le Bronx à
New York ou les quartiers et les villes de grands ensembles et de logements
sociaux en France. Les villes des pays industrialisés se caractérisent en
général par un haut niveau d’équipement pour les transports (autoroutes et
transports publics), l’enseignement, les soins, l’évacuation des déchets.
Les pays du " Sud " sont beaucoup moins urbanisés (souvent moins de
50 % de la population totale). Mais ils connaissent depuis les années 1950 une
véritable explosion urbaine causée par l'exode rural et un fort accroissement
naturel. La population pauvre des campagnes se déplace vers les villes pour y
trouver un emploi et de meilleures conditions de vie. La plupart des
agglomérations géantes se trouvent au " Sud " et non plus au "
Nord ".Le Caire, plus grande mégapole d’Afrique, qui avait 2, 5 millions d’habitants
en 1950, en compte désormais 17 millions. La concentration des activités dans
ces métropoles entraîne pollution et embouteillages routiers. A la périphérie
des villes, parfois au contact direct des quartiers résidentiels aisés, se sont
développés d’immenses bidonvilles faits de matériaux de récupération (favelas
de Rio de Janeiro). Dans ces quartiers, mal raccordés aux réseaux d’eau et
d’électricité, souvent insalubres, la population pauvre vit d'activités
précaires, ou d’emplois de services exercés dans les quartiers luxueux des
affaires ou des espaces résidentiels aisés.
La concentration de la population dans d’immenses agglomérations au nord et au
sud provoque aujourd’hui d’importantes nuisances en terme d’emplois, de
logements, de dégradations de l’environnement, de conditions de vie pour les
plus modestes.