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lundi 13 juin 2011

La place des femmes dans la vie sociale et politique - fiche-révision

Quelle est la place des femmes dans la vie politique et sociale?

Danièle Polve-Montmasson, préfète de Tarn-et-Garonne, est nommée préfète de l'Aveyron en conseil des ministres le 25 novembre 2009.
Malheureusement, quelques beaux parcours individuels ne doivent pas masquer la réalité de la discrimination dans la haute hiérarchie de l'appareil d'Etat. Si les femmes composent la majorité des agents de la fonction publique d'Etat (51,7 % de l'effectif total, enseignant et militaires inclus), elles n'y occupent que 20 % des postes de direction. Pire, on ne compte que 5 femmes préfètes sur un total de 192 préfets.
Sources:
cliquez ici

La loi a longtemps été discriminatoire envers les femmes : le Code Civil de 1804 consacrait l’incapacité juridique de la femme mariée : la femme, considérée comme une mineure, est entièrement sous la tutelle de ses parents, puis de son époux

Les changements les plus importants de la condition féminine ont surtout eu lieu à partir de 1944 en France.

Sur le plan législatif :
- 1944 : droit de vote des femmes.
- 1946 : le préambule de la Constitution de la IVe République affirme l’égalité entre les hommes et les femmes.
- 1965 : les femmes peuvent exercer un métier et ouvrir un compte en banque sans le consentement de leurs maris.
- 1970 : l’autorité parentale dénomme l’ensemble des droits et des devoirs que les parents ont à l’égard de leurs enfants. La notion de « chef de famille » est supprimée du Code Civil.
- 1975 : loi Veil qui légalise l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Cette loi complète la légalisation de la contraception depuis 1967 et donne au femme la "liberté de leur corps").
- 1983 : la loi "Roudy" impose l'égalité professionnellle entre les hommes et les femmes.
- 2000 : loi sur la « parité ». La parité est la répartition égale entre les femmes et les hommes.
La loi sur la parité contraint les partis politiques à présenter un nombre égal d’hommes et de femmes lors des scrutins de liste (élections municipales, régionales, européennes) et prévoit une retenue sur la dotation financière des partis qui ne respecteront pas le principe de parité lors de la désignation des candidats pour les élections législatives.
Petite chronologie de la condition féminine, cliquez ici.Malgré ces avancées législatives, les inégalités hommes/femmes persistent dans la société française :

Les inégalités hommes-femmes au travail :
Des écarts de salaire à poste et compétence égal en moyenne de 26 % en défaveur des femmes. Cela touche surtout les postes de cadres dans les entreprises privées.
Les femmes subissent davantage le temps partiel subi que les hommes (exemple : métiers de la grande distribution).

Les discriminations en matière d'avancement et de carrière touchent davantage les femmes, au prétexte notamment des interruptions de travail dues aux congés-maternité.
Dans les pays scandinaves, une meilleure répartition entre hommes et femmes des congés parentaux a permis de remédier à ces inégalités mais pas en France (malgré l'instauration d'un congé de paternité de 14 jours en 2002).

Anne Lauvergeon, seule femme chef d'entreprise d'un grand groupe français.

Inégalité dans les postes de dirigeants: Au sommet des entreprises, on observe une seule femme chef d’entreprise d’une grande entreprise française (Anne Lauvergeon, patronne d’Areva).

Toutefois le nombre des femmes chefs d'entreprise progresse dans les plus petites entreprises. Au total, on constate que 27% des femmes sont aujourd'hui chefs d’entreprise dans les entreprises françaises. La plupart le sont devenus soit en créant leur entreprise, soit en reprenant une entreprise et beaucoup plus rarement par promotion interne.
Source:
Cliquez sur ce lien.

Les inégalités hommes-femmes dans les études :
Ces inégalités sont d’autant plus choquantes que ce sont les filles qui réussissent le mieux à l’école. En 2008, 72% des femmes sortaient du système scolaire avec un diplômes équivalent ou supérieur au bac contre seulement 60% des hommes. Pourtant, les hommes restent surreprésentés dans les filières les plus prestigieuses et les écoles d’ingénieurs. A l’Ecole Nationale d’Administration, qui prépare les cadres politiques de la France, on ne compte que 33 % d’élèves femmes en 2011 alors que l’ENA a toujours été une école mixte depuis sa création.
Source : Filles et garçons à l’école sur le chemin de l’égalité - Ministère de l’Education nationale – 2008

align="justify">Anne Chopinet, major de promotion à Polytechnique au défilé du 14 juillet 1973 (elle est porte-drapeau de l'école mais aussi de l'avancée de la condition féminine).
Aujourd’hui, beaucoup de professions et d’écoles réservées autrefois aux hommes se sont ouvertes aux femmes. L’Ecole Polytechnique est devenue mixte en 1972 (Anne-Chopinet devient major de promotion l’année même de l’entrée des femmes dans l’école). Dans l'armée, les femmes composent en 2010 15 % des effectifs de l’armée contre 9 % en 2001. Mais là encore, les préjugés anciens demeurent puisque l’on ne retrouve que 10 % de femmes dans l’armée de terre contre 50 % de femmes dans le Service de santé des armées. Les femmes ne représentent que 5 % des officiers supérieurs contre 14 % des officiers subalternes. La féminisation des armées en cours devraient cependant permettre d’améliorer ces derniers chiffres.

Chrystel Nadeau, une des 11 femmes pilotes de chasse sur environ 350 pilotes de chasse dans l’armée de l’air française.

Affiche de recrutement de la police de 1972 qui en dit long sur les préjugés de l’époque (alors même que les concours d'entrée, à la même époque, se féminisent).
Pourtant la création des premiers postes de femmes policières, les « assistantes de la Préfecture de Police de Paris remonte à 1935. Après la création de la police nationale en 1966, on décide d’ouvrir les concours aux femmes dès 1968 (officiers de police adjoint puis suivent les concours d’inspecteurs en 1972, de commissaires en 1974, de gardiens de la paix en 1978). En 2007, la proportion de femmes policières était de 16 % .

Depuis les années 2000, des femmes sont mêmes devenues officiers dans le bastion ultra machiste des CRS (ici une lieutenant de CRS en 2005).

Ces réussites individuelles ne doivent pas masquer le fait que les femmes aujourd’hui se voient offrir encore une palette de métiers assez restreinte. Si les femmes ont su investir les métiers de professeurs, d’avocates, de médecins, celles qui sont moins diplômés se retrouvent très souvent cantonnées dans les métiers d’exécution, dans ces métiers typiquement féminins du secteur tertiaire : vendeuses, caissières, aides ménagères... , souvent à temps partiel et pour beaucoup en situation de sous-emploi. En France aujourd'hui, les 3 millions de personnes qui travaillent pour un salaire mensuel inférieur au smic sont, à 80 %, des femmes.

Les inégalités hommes-femmes dans le monde politique en France sont bien connues
Dans le monde politique, maintien de la sous-représentation des femmes malgré la loi sur la parité. La France n'est qu'à la 64e place mondiale pour la représentativité des femmes au Parlement.

Evolution de la représentativité des femmes à l'Assemblée Nationale (cliquez sur le schéma).
- % de femmes députés à l’Assemblée Nationale : 18% après les dernière élections législatives en 2007.
- % de sénatrices au Sénat : 20%
La part des femmes est très faible à la tête des assemblées locales :
- 2 femmes à la tête d’une présidence de région (sur 27 au total)
- 6 femmes à la tête d’un conseil général (sur 101)
- seulement 13, 8 % de femmes maires (sur les 36 000 communes françaises).



Exemple de paragraphe argumenté: Les femmes dans la vie politique et sociale.

Les femmes sont aussi victimes dans la société de violence qui ont longtemps été impunies:
Quelques exemples de violences faites aux femmes :
1 femme meurt tous les 3 jours assassiné par son conjoint (en France).
- les mariages forcés restent nombreux. Certaines qui les refusent peuvent être victimes de représailles physiques.
- les abus de pouvoir, le harcèlement sexuel sont des pratiques encore très répandus dans le monde du travail et dans le monde politique.
La France tarde à mettre en place une législation qui sera suivie d'effets pour mettre fin à ces violences faites aux femmes.

Conclusion : Si la condition des femmes s’est profondément transformée, des discriminations demeurent et l’élimination de ces discriminations passe à la fois par des changements législatifs mais aussi par une profonde transformation des mentalités.

Médias et démocratie - Fiche-révision

Médias et démocratie

Un journaliste menacé par des hommes armés, place Tahrir au Caire, le 4 février 2011, alors que la presse rendait compte des manifestations durant la « révolution égyptienne. »

La liberté de la presse
Liberté de la presse établie par la loi de 1881 en France.
La liberté de la presse : pilier de la démocratie. Elle garantit le pluralisme des idées et des opinions. Le pluralisme repose sur la possibilité pour la presse de diffuser, hors de toute censure, l'activité et les idées de tous les courants et partis politiques. La presse doit rendre compte des actions du pouvoir de façon indépendante.

Dans le monde, les journalistes sont souvent pris à partie : beaucoup sont assassinés, pris en otage ou menacés. En 2010, 57 journalistes ont été tués dans 25 pays selon Reporter Sans Frontières. 51 ont été enlevés.
Pour complétez cette information,
cliquez ici

La presse doit aussi respecter des règles de déontologie :
- interdiction de la diffamation.
- respect de la présomption d’innocence.
- respect de la vie privée (sauf si elle a une incidence sur la vie publique).
Dans certains cas, la presse peut s’autocensurer (enquête judiciaire en cours) mais cela doit être limitée dans le temps.

Conclusion : aujourd’hui, l’explosion du nombre de médias rend de plus en plus difficile les règles de déontologie. Les journalistes sont de plus en menacés dans l’exercice de leurs métiers.

Quelques définitions à connaître.

Censure : contrôle exercé par l’Etat sur les publications.
Déontologie : qui est en accord avec la morale. Ensemble des règles et des devoirs professionnels d'un corps de métier.
Médias : ensemble des moyens d’information : presse écrite, radios, télévision, internet et technologies nouvelles.
Opinion publique : opinion communément partagée par les différents éléments d’une société.
Présomption d’innocence : principe selon lequel toute personne soupçonnée d’avoir commis un délit est considérée comme innocente tant qu’elle n’a pas été condamnée.

Exemple de paragraphe argumenté sur ce sujet:
montrer en une vingtaine de lignes que la liberté des médias est essentielle en démocratie ainsi que le respect de certaines règles.

samedi 16 mai 2009

Histoire des femmes en France depuis le XIXe siècle

Chronologie de la condition féminine en France depuis la Révolution Française jusqu'à aujourd'hui.

1791 - Marie Gouze dite Olympe de Gouges rédige la « Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne ». Elle sera guillotinée en 1793.

Olympe de Gouges(1748-1793). Originaire de Montauban, elle "monte à Paris" après la mort de son premier mari et refusera par la suite un nouveau mariage. Femme de lettres, elle écrit des pièces de théâtre sur des sujets de société et sur l'esclavage, dont Zamore et Mirza, ou l’heureux naufrage, en 1785 (devenue en 1792 L'esclavage des Noirs). Cette pièce est un véritable manifeste contre l'esclavage et le "Code Noir" qui sévissait dans les îles française depuis un siècle mais elle n'est pas présentée publiquement. Elle vaudra à Olympe de Gouges un séjour à la Bastille. La Révolution lui permet d'exprimer ses idées libérales et de faire représenter ses pièces. Membre de la société abolitionniste, Les Amis des Noirs, elle poursuit son combat contre l'esclavage. Elle défend des idées politiques qui font d'elle, une partisane de la Monarchie Constitutionnelle. Elle propose des réformes sociales en faveur de l'éducation populaire et contre la pauvreté. En septembre 1791, elle écrit et publie la Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne, sur le modèle de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen avec 17 articles et un préambule (adressée à Marie Antoinette). Olympe de Gouges y défend, non sans ironie à l’égard des préjugés masculins, la cause des femmes, écrivant ainsi que « la femme naît libre et demeure égale en droits à l’homme ». Ainsi se voyait dénoncé le fait que la Révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité. Olympe de Gouges , hostile à la peine de mort, n'en revendiquait pas moins l'égalité des droits politiques entre hommes et femmes, avec une formule prophétique alors que la Terreur n'était pas encore à l'ordre du jour: "La femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune" (article 10).

Proche de Condorcet et de son épouse, Sophie de Grouchy, elle rejoint les Girondins, au moment où ceux-ci accèdent au pouvoir. Avec eux, elle devint républicaine et s'oppose à la mort de Louis XVI. Le 16 décembre 1792, Olympe de Gouges s’offre pour assister Malesherbes dans la défense du roi devant la Convention, mais sa demande est rejetée avec mépris. Elle obtient de ses amis girondins l'instauration du divorce en 1792. Mais elle dénonce les massacres de septembre 1792 et le danger de dictature avec les Montagnards. Elle s'en prend vigoureusement à Marat et à Robespierre, soupçonnant ce dernier d'aspirer au pouvoir personnel. Elle défend avec courage ses amis Girondins arrêtés à la Convention le 2 juin 1793. Arrêtée en août 1793, elle est condamnée à mort le 2 novembre 1793 par Fouquier-Tinville et guillotinée le lendemain. Jusqu'en 1989, elle est quasiment ignorée par les historiens de la Révolution en France, alors qu'à l'étranger, on s'intéresse à cette figure humaniste de la fin du XVIIIe siècle. Mais en France, la postérité semblait donner raison au Montagnard Chaumette, procureur de la Commune, qui avait justifié son exécution en ses termes: « Rappelez-vous cette virago, cette femme-homme, l’impudente Olympe de Gouges, qui voulut politiquer et commit des crimes ; tous ces êtres immoraux ont été anéantis sous le fer vengeur des lois ! »S’adressant aux républicaines, Chaumette ajoutait : « Et vous voudriez les imiter ? Non, vous ne sentirez que vous serez dignes d’estime que lorsque vous serez ce que la Nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes se respectent, c’est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes. » Il faut attendre les années 1980 et le Bicentenaire de la Révolution pour qu'enfin, on redonne sa juste place à cette courageuse femme de lettre et militante avant l'heure de l'émancipation des femmes.

1804. Le Code civil consacre l’incapacité juridique totale de la femme mariée.
1848. L’instauration du suffrage universel ne concerne que les hommes.
1861 – Après avoir bataillé plusieurs années, l’institutrice Julie Daubié est la première femme autorisée à se présenter au baccalauréat, qu’elle obtient en l’ayant préparé seule.
1875 – Madeleine Brès est la première femme médecin.
1893 – Les femmes obtiennent le droit de vote en Nouvelle Zélande, premier pays à l’accorder aux femmes. Suivent l’Australie en 1902, la Norvège en 1913.
1900 – Jeanne Chauvin, première femme à obtenir le droit d'exercer le métier d'avocat bien que, depuis 8 ans, les femmes peuvent obtenir le diplôme (elle fut la première femme à être docteur en droit en 1897).
1903 – Marie Curie, première femme à obtenir à obtenir le prix Nobel (de physique) avec Pierre Curie et Henri Becquerel. Elle obtiendra un deuxième prix nobel (de chimie) en 1910.

Marie Curie.


1909. Le port du pantalon, pour les femmes, n'est plus un délit à condition qu'elles tiennent à la main un vélo ou un cheval. (Depuis le Directoire, les femmes doivent demander une autorisation.)
1919 – En France, la Chambre des Députés vote en faveur de l’égalité politique des femmes mais le Sénat la rejette en 1922. Pendant ce temps, les femmes obtiennent le droit de vote en Allemagne (1918), aux Etats-Unis (1919), en Grande Bretagne (1919-1928).
1924 – Les programmes de l’enseignement secondaire ainsi que le baccalauréat deviennent identiques pour les filles et les garçons.
1925 – Les députés votent le droit aux votes des femmes et l’éligibilité pour les élections municipales et cantonales- Cela sera repoussé par les sénateurs en 1932!
1932 – Pour la troisième fois, la Chambre des Députés vote en faveur du suffrage intégral des femmes ; le Sénat y est toujours hostile.
1936 - Dans le gouvernement de Front Populaire, les trois premières sous-secrétaires d’Etat sont nommées : Irène Joliot-Curie (Recherche scientifique), Suzanne Brunschvig (Education Nationale), et Suzanne Lacore (Enfance). Comme toutes les femmes de France, elles ne peuvent ni voter, ni être éligible.
1938. Suppression de l’incapacité juridique de la femme mariée. Elle peut avoir une carte d’identité et un passeport, ouvrir un compte en banque, sans l’autorisation de l’époux.
La puissance maritale est supprimée : l’épouse n’est plus tenue au devoir d’obéissance à son mari. Subsistent pour le mari, la fixation du lieu de résidence, la possibilité de s’opposer à l’exercice d’une profession et l’exercice de l’autorité paternelle.
Suppression de l’incapacité civile : les femmes peuvent s’inscrire à l’université sans l’autorisation de leur mari.
1943. Le 14 janvier, 230 femmes résistantes arrêtées par les nazis sont conduits dans le camp d’Auschwitz. A leur entrée dans le camp, elles chantent la Marseillaise (il y aura 49 rescapés).

Charlotte Delbo : Elle est l’une des 49 femmes rescapées de ce convoi et portera, le reste de sa vie, le numéro 31661 tatoué sur le bras (visible sur la photo). Jeune militante communiste, elle épouse George Dudach et devient assistante de Louis Jouvet en 1937. Elle accompagne Jouvet en mai 1941 dans une tournée en Argentine, mais décide d'abandonner la tournée en septembre 1941 pour rejoindre la Résistance. Elle rejoint le réseau de Résistance du philosophe George Politzer qui tombe en février-mars 1942. Son mari est fusillé en mai 1942, comme tous les hommes du Réseau. Incarcérée, Charlotte Delbo est envoyé en déportation ensuite à Auschwitz, par le convoi du 24 janvier 1943, un convoi de 230 femmes dont elle racontera le destin, après la guerre. Envoyée à Ravensbrück parmi un petit groupe de huit, le 7 janvier 1944. Libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945, elle est rapatriée en France le 23 juin 1945 en passant par la Suède.Elle a écrit des ouvrages comme « Aucun de nous ne reviendra »(1965)


1944 - L'ordonnance du 21 Avril 1944, accorde le droit de vote aux Femmes Françaises, qu'elles exerceront pour la première fois le 20 avril 1945 aux élections municipales.
Les élections municipales le 20 avril 1945: les femmes y votent pour la première fois.
Dès 1900, des députés font des propositions de loi autorisant le vote des femmes, bloquées à chaque fois par le Sénat. De 1919 à 1936, la Chambre des députés se prononce 6 fois pour l'instauration du vote des femmes, tandis que le Sénat n'inscrira jamais ce texte à son ordre du jour. En 1936, le Front Populaire nomme trois femmes sous-secrétaires d'État : Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie et Cécile Brunschvicg. Mais comme toutes les femmes de France, aucune n’a le droit de vote ou d’éligibilité En 1942, le Général de Gaulle déclare qu'« une fois l'ennemi chassé du territoire, tous les hommes et toutes les femmes de chez nous éliront l'Assemblée nationale ». C'est donc le 21 avril 1944 que le Gouvernement provisoire de la République française accorde aux femmes le droit de vote. Dans les faits, il ne sera effectif que le 29 avril 1945 pour les élections municipales puis en octobre pour les élections à l'Assemblée constituante.

1946 Le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines est désormais inscrit dans le préambule de la Constitution.
– Première élections législatives : 39 femmes sont élues à l’Assemblée Nationale. Le nombre de femmes députés baisse par la suite. Le nombre de 39 femmes n’est dépassé qu’en 1997.
1946. Première station de métro qui reçoit le nom d’une femme : Vallier devient Louise Michel.

1947. Mme Germaine Poinso-Chapuis est la première femme ministre. Elle occupe le ministère de la Santé publique et de la population.
1947. Première femme admise à l’ENA (école créée en 1945 avec un statut mixte).
1959-1963. mise en place de la mixité filles/garçons dans l’enseignement secondaire.
1961. Marcelle Claverie devient la première femme conducteur d’autobus sur la ligne 49.
1965. Disparition de la tutelle maritale : les femmes peuvent exercer une activité professionnelle sans l’accord de leur mari.
Pour la première fois, le nombre de bachelières est supérieur au nombre de bacheliers.
1967. Loi Neuwirth : légalisation de la contraception.
1969.
Golda Meir devient premier ministre d’Israël : c’est la première femme chef de gouvernement dans le monde
1970.
La notion d’autorité parentale remplace celle de « chef de famille ». Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille.
Fondation du MLF (Mouvement de libération des femmes).
1972. Le principe de l'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est inscrit dans la loi.
L’École polytechnique devient mixte : huit femmes sont reçues et l’une d’entre elles (Anne Chopinet) sera major de promotion.

Anne Chopinet, lors du défilé du 14 juillet 1973. Elle est la porte-drapeau des élèves de l'école polytechnique. L'entrée des femmes à Polytechnique est d'emblée un coup de maître puisque Anne Chopinet est major de promotion.




1974: Arlette Laguiller, première femme candidate à l'élection présidentielle (pour le parti d'extrême-gauche, Lutte Ouvrière).
1975. La loi Veil autorise l'interruption volontaire de grossesse (IVG) ; il est remboursé par la Sécurité Sociale en 1982.
Loi dépénalisant l’adultère et instaurant le divorce par consentement mutuel.
Première femme commissaire de police.
L’ONU crée la journée internationale de la femme.
1976.
Première femme accédant au grade de général dans l’armée.
Les femmes peuvent devenir Pompiers.
1977. Premières femmes élèves à l’école d’officier de l’armée de terre de Saint-Cyr Coëtquidan
Les femmes peuvent devenir Gardiennes de la paix.
1982. Première femme présentant le journal de 20 heures à la télévision (Christine Ockrent sur Antenne 2).
2000. Loi sur la parité politique, relative à l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
2003. Fondation du mouvement « Ni Putes, Ni Soumises » qui lutte contre les violences faites aux femmes (après l’assassinat de Sohanne, 17 ans, en octobre 2002, à Vitry-sur-Seine).

"Marche des femmes des quartiers pour l'égalité et contre les ghettos" en février-mars 2003 qui précède la création de "Ni Pute, Ni Soumise".


2007. Ségolène Royal, candidate du parti socialiste, est la première femme à participer au second tour de l'élection présidentielle.
Affiche officielle de campagne de Ségolène Royal.
2007: Elections législatives: les femmes représentent 40% des candidates et 18,5% des élus.
La parité est plus respectée dans les petites partis où les femmes ont peu de chances d'être élues députés.
Graphique : % des femmes aux élections législatives (source: INSEE).
2008: les femmes représentent 22% des élus du Sénat après un renouvellement partiel de la haute chambre.

mardi 27 janvier 2009

Vocabulaire d'éducation civique - dernière partie du programme de 3°

Association : regroupement de personnes qui décident de mettre en commun des moyens afin d'exercer une activité dont le but n'est pas leur enrichissement personnel. En France, la création et le fonctionnement des associations sont réglementés par la loi de 1901.

Conscription : système de recrutement militaire qui rend obligatoire pour tous les jeunes gens la participation au service national.

Décentralisation : nom donné à la politique de transfert d’une partie des pouvoirs de décision de l’Etat à des collectivités territoriales (régions, départements, communes) .

Médias : ensemble des moyens d’information : presse écrite, radios, télévision, internet et technologies nouvelles.

ONG : organisation non gouvernementale. Ce sont des organisations d’intérêt public qui ne relève ni d’un Etat ni d’une institution internationale. Elles reposent sur des fonds privés et assurent des missions humanitaires, de défense des Droits de l’Homme ou de défense de l’Environnement.

Opinion publique : opinion communément partagée par les différents éléments d’une société.


Parti politique: association créée par des citoyens partageant des idées politiques communes et ayant pour vocation de mettre en œuvre un projet politique pour gouverner ou exercer un rôle politique.

Présomption d’innocence : principe selon lequel toute personne soupçonnée d’avoir commis un délit est considérée comme innocente tant qu’elle n’a pas été condamnée.

Syndicat : association dont le but est de défendre les intérêts professionnels de ses membres.