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mardi 7 décembre 2010

Fiche révision - L'Organisation du monde actuel

Fiche-révision - L'organisation du monde actuel

I – La population du monde
1) La répartition de la population du monde.

Population du monde aujourd’hui : environ
6,8 milliards d’habitantsPays les plus peuplés : 1,3 milliard d’habitants en Chine. 1,1 en Inde. 300 millions aux USA.
Une répartition inégale : 90 % des hommes dans l’hémisphère nord. 70 % des hommes se concentrent sur 10% de la surface des continents. 60 % en Asie.
- Les hommes se rapprochent des côtes aujourd’hui : 60 % des hommes vivent à moins de 60 km de la côte.

Les grands foyers de peuplement - les foyers principaux : Asie de l’Est, Asie du Sud, l’Europe.
- des foyers secondaires : Asie du Sud-Est, Nord-Est des Etats-Unis + Grands Lacs, Golfe de Guinée, etc.
2) Une croissance inégale selon les continents.1900 – 2000 : la population de la Terre a été multipliée par 4 (1,5 milliard à 6 milliards).
La croissance se poursuit mais la fécondité ralentit sur tous les continents sous l’effet de la transition démographique.
La transition démographique : période où le régime démographique d’un pays évolue d’un régime démographique traditionnel de forte natalité et de forte mortalité à un régime moderne de faible natalité et de faible mortalité.
Continents avec la + forte croissance démographique : Afrique (sauf au Nord).
II – La croissance des échanges
1) Croissance et crisesDe 1945 à 1973, les « Trente Glorieuses » : forte croissance économique sous l’effet de différents facteurs ((Baby Boom, Plan Marshall, révolutions technologiques, transformations commerciales, développement du crédit, etc.).
A partir de 1973, crises économiques liés aux « chocs pétroliers » + crise des industries : chômage de masse.
2) La mondialisation des échangesLa croissance des échanges est importante depuis 1950. Elle est due à trois facteurs : libre-échange (baisse des droits de douanes) + progrès des transports (maritimes, routiers et aériens) et mondialisation.
La mondialisation définit l’établissement d’un marché mondial unifié par les flux de capitaux, de marchandises, d’information, de travailleurs (immigration) et d’entreprises ou de filiales (Toyota à Valenciennes).
Elle favorise la délocalisation de production et de service des pays riches vers les pays à faible coût de main d’œuvre mais aussi la croissance économique dans les pays émergents.
La Triade (Europe de l’Ouest+ Asie orientale + Amérique du Nord) : pôles principaux du commerce mondial.
3) Conséquence : Une société profondément transformée dans les pays riches et industrialisésElévation du niveau de vie et l’avènement de la société de consommation dans les pays industrialisés.
Mutations sociologiques : baisse démographique, montée de l’espérance de vie et vieillissement de la population.
Entrée massive des femmes dans la vie active (ce qui a favorisé leur émancipation) ; élévation générale du niveau d’éducation ; développement des classes moyennes (les cadres). Exode rural.
4) Dans les pays en voie de développement : du tiers-monde aux pays émergentsLes pays en voie de développement sont longtemps restés à l’écart de la croissance (ce sont alors les pays du tiers-monde)
Mais aujourd’hui certains de ces pays tirent la croissance économique mondiale (ce sont les pays émergents) grâce à la mondialisation : Chine, Inde, Brésil…
III – Les inégalités dans le monde
1) Les inégalités de richesse et de développement : les indicateurs de développement.Notion de Nord et de Sud : traduit les inégalités de développement entre pays riches et pays en voie de développement.Les indicateurs de développement :- Le PIB par habitant (en dollars) : le PIB ou produit intérieur brut mesure l’ensemble des richesses produites par un pays. et le PIB/habitant la richesse produite par habitant
L’indicateur de développement (IDH) mêle le produit intérieur brut (PIB) par habitant (indicateur de richesse), l’espérance de vie à la naissance (indicateur de santé), le taux d’alphabétisation (niveau d’instruction).
- Le taux de mortalité infantile révélateur du niveau d’équipement sanitaire d’un pays.
- le taux d’équipement d’un pays (nombre de médecins par habitants, de connexions internet, etc.) : traduit le niveau de vie.
Ces indicateurs permettent de mesurer les différences entre Etats. Ils ne permettent pas de mesurer les différences régionales ou locales (en Chine, les régions côtières sont plus riches que les régions de l’intérieur).
2) Pays du Nord et pays du Sud
Les pays du Nord
ont un IDH et un PIB/hab. élevé, une croissance démographique et un taux de mortalité infantile très faible, un bon niveau d’équipement. Leurs entreprises multinationales et leurs bourses (Wall Street) dominent l’économie mondiale. Leur population vieillit et leur balance migratoire est positive car ils attirent des immigrés.
Les pays du Sud ont IDH et un PIB/hab. plus faible, une croissance démographique et un taux de mortalité infantile plus important. Leur niveau d’équipement inférieur à celui des pays du Nord. Leur population est jeune et le chômage favorise l’émigration des jeunes vers les pays riches.

3) Les inégalités entre pays du Sud.
On distingue :
- les pays à revenus intermédiaires (ou pays émergents) : pays en voie de développement qui connaissent une forte croissance économique. Leurs atouts : main d’œuvre peu coûteuse et souvent qualifiée (informaticiens en Inde). Une partie de la population s’enrichit mais les inégalités sociales restent très fortes dans ces pays.
- les pays les moins avancés (PMA) : pays les plus pauvres qui connaissent une faible croissance économique et des difficultés (guerres civiles et troubles politiques, pauvreté, sous-alimentation, épidémies). Pour la plupart, ce sont des pays d’Afrique (exemple : Niger) avec une forte croissance démographique et une population très jeune.

IV - La croissance urbaine
:
1) Un homme sur deux dans le monde vit dans une ville :La population urbaine en 1900 : 15%.  Aujourd’hui, 54% de la population mondiale vit dans les zones urbaines, une proportion qui devrait passer à 66% en 2050 », a indiqué le service des populations du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU dans l’édition 2014 du rapport sur les perspectives de l’urbanisation.
La plus grande ville du monde est Tokyo, avec 38 millions d’habitants, et tandis que sa population devrait diminuer à 37 millions d’ici 2030, elle restera en première position.

Les autres villes parmi les cinq les plus peuplées du monde sont Shanghai avec 23 millions d’habitants, Mexico, Bombay et Sao Paolo, chacun avec 21 millions d’habitants, suivie par Osaka avec un peu plus de 20 millions de personnes.
La croissance urbaine actuelle est plus forte dans les pays en voie de développement (PED).
2) L’urbanisation dans les pays du Nord.
Urbanisation : environ 75%
de la population dans les pays industrialisés
L’agglomération : ville + banlieues.Centre-ville : pouvoir de commandement politique, administratif, et économique (sièges sociaux d’entreprises) + centre culturel (lieux de culte, musées, grands édifices publics)
Banlieues et communes périurbaines : étalement urbain le long des axes de communication vers les campagnes.
Développement des agglomérations = naissance de conurbations (plusieurs villes) et mégalopoles (régions urbaines au Japon, dans le Nord-Est des Etats-Unis).
3) Le Sud s’urbanise rapidement.La croissance urbaine des PED : rapide mais anarchique. Croissance qui a deux causes : une croissance naturelle élevée et l’exode rural. La ville attire les ruraux à la recherche d’emplois et de meilleures conditions de vie.
Le centre des villes du Sud comme dans les pays riches comprend centres d’affaires avec tours de bureaux, centre de pouvoir politique, bâtiment administratif = Le Plateau à Abidjan). Quartiers résidentiels pour les plus riches (Cocody à Abidjan)
La périphérie : quartiers d’habitat précaire (bidonvilles) où vivent les populations les plus pauvres.
Ils se caractérisent par l’ absence d’équipements urbains (eau, électricité, transports collectifs, évacuation des déchets). Problèmes d’insalubrité, d’insécurité. Exemple : favelas des villes du Brésil, slums de Dharavi à Bombay.

V – Les migrations
1) Les causes des migrations.Depuis 1945, les migrations sont très importantes, grâce à la révolution des transports. Principales causes des mouvements migratoires : recherche d’un emploi et de meilleures conditions de vie (migrations économiques ou de travail), quitter des pays en guerre ou en crises politiques (réfugiés), les loisirs (tourisme).
Il faut distinguer :
L’émigration, c’est le fait de quitter son pays pour aller s’établir dans un autre, pour une longue période ou définitivement.
L’immigration : entrée dans un pays de personnes étrangères, qui viennent s’y établir généralement pour des raisons économiques (emploi) et une longue période.
2) Migrations de travail:Les migrations de travail sont le résultat des inégalités économiques entre les pays. Elles représentent la majeure partie des migrations internationales..
Ces migrations vont des pays pauvres en forte croissance démographique du Sud vers les pays riches du Nord.
Exemple : Africains vers l'Europe de l’Ouest , Sud-Américains (surtout Mexicains) vers les Etats-Unis .
Mais aujourd’hui les migrations sont aussi Sud/Sud : des pays pauvres vers les pays émergents :
Pakistanais ou Philippins vers les pays  pétroliers du Golfe Persique. Zimbabwéen et Mozambicains vers l'Afrique du Sud.
L’immigration a favorisée durant les périodes de croissance économique par les pays riches (Trente Glorieuses) mais freinée depuis la crise économique des années soixante-dix. Ces politiques restrictives ont favorisé l’immigration clandestine.
3) Les réfugiésUn réfugié est une personne qui fuit son pays en guerre (Afghanistan, Irak) ou par crainte d’être persécutée en raison de sa nationalité, sa religion, ses opinions publiques. Un tiers des migrants sont des réfugiés.
4) Le tourismeLes touristes proviennent des pays riches ou des classes sociales aisées dans les pays émergents.
Principales destinations touristiques : mer, montagne, lieux culturels (villes, sites historiques ou religieux, ainsi que les manifestations qui y sont liés : pèlerinages, festivals, etc.).
Principaux foyers touristiques mondiaux : les pays européens de la Méditerranée (France, Italie, Espagne), les Etats-Unis mais le tourisme se développe dans les pays du Sud de la Méditerranée, les îles des Caraïbes ou les grands pays émergents (Chine).

samedi 9 octobre 2010

Les inégalités de développement à différentes échelles dans le monde.(brevet juin 2010 - Ile-de-France)



























Documents 3 – Au Brésil, une des sociétés les plus inégalitaires du monde

La société brésilienne est l’une des plus inégalitaires au monde, qu’il s’agisse de la répartition des revenus ou de celle du patrimoine. La moitié de la population la plus pauvre reçoit 14,5% du revenu total, alors que les 10% les plus riches bénéficient de 46% du revenu total. Plus de 20% de la population, soit 50 millions d’habitants, vivent avec moins de 2 dollars par jour […].
Ces inégalités sociales se conjuguent à des déséquilibres régionaux eux aussi très importants. La mortalité infantile reste deux fois plus élevés dans les régions du nord-est du pays que dans celles du sud-est. Dans les zones rurales, plus de la moitié de la population a un salaire inférieur au revenu minimum, alors que ce taux est de 25% en zone urbaine.
Manifestation de ces inégalités croissantes, l’urbanisation est galopante au Brésil. Les grandes cités exercent un puissant effet d’attraction. Les travailleurs des zones rurales à la recherche d’un emploi se regroupent dans les bidonvilles (« favelas »). Cette concentration de la pauvreté dans de véritables ghettos urbains a par ailleurs aggravé les phénomènes de criminalité et de violence.

D’après le site du Sénat (www.sénat.fr), Rapport d’information n°189, janvier 2008.

Questions (8 points)

Document 1 (2 points)
1. Dans quelles parties du monde se situent majoritairement les pays dont l’IDH est très élevé ? Sur quel continent l’IDH est-il le plus faible ?

Document 2 (3 points)
2.
A partir des exemples du Brésil et du Mozambique, relevez trois éléments qui montrent les inégalités de développement entre les pays du Sud.

Documents 1, 2 et 3 (3 points)
3.
A partir des documents n°1 et n°2, caractérisez l’IDH du Brésil et relevez dans le document n°3 deux exemples qui montrent que cet IDH cache de grandes inégalités à l’intérieur du pays.

Paragraphe argumenté – 10 points
A partir des informations tirées des documents et de vos connaissances personnelles, rédigez un paragraphe argumenté d’une vingtaine de lignes montrant les inégalités de développement à différentes échelles dans le monde.

Correction


Document 1
1.
Les parties du monde où l’IDH (indicateur de développement humain), est très élevé sont l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest ainsi que le Japon et l’Océanie. C’est en Afrique que l’IDH est le plus faible.

Document 2
2.
Les trois éléments montrant les inégalités entre les pays du Sud sont : l’IDH du Brésil est de 0,8 contre 0,4 au Mozambique, l’espérance de vie est de 72 ans au Brésil contre 43 au Mozambique et la mortalité infantile est quatre fois plus forte au Mozambique qu’au Brésil.
Document 3
3. L’IDH du Brésil est à la limite entre moyen et élevé avec 0,8. Le Brésil connaît de grandes inégalités régionales entre le sud-est riche et le nord-est plus pauvre. Il connaît aussi de profondes inégalités sociales.

Paragraphe argumenté

Plan proposé
Intro+ problématique
Première partie : à l’échelle mondiale, différence Nord/Sud
Seconde partie : inégalités à l’échelle continentale, régionale, ou d’une ville.
Conclusion : réponse à la problématique.

Correction

Le monde connaît de nombreuses inégalités de développement. A quelle échelle peut-on voir ces inégalités ?

A l’échelle du monde, les pays du Nord, riches et industrialisés se distinguent profondément des pays du Sud. Ce sont essentiellement les pays d’Amérique du Nord, d’Europe de l’Ouest et d’Asie (Japon).Ces pays dominent l’économie mondiale grâce à leurs entreprises multinationales, leur supériorité scientifique et technique, leurs bourses de valeurs et des matières premières produits le plus souvent par les pays du Sud (pétrole, gaz minerais, cacao ou café). Leur population connaît un niveau de vie élevé avec un très bon IDH mais aussi un très fort vieillissement ce qui les différencient des pays du Sud. Les pays en voie de développement du Sud se caractérisent en effet par un revenu par habitant plus faible, une croissance démographique encore élevée, une forte mortalité infantile, une plus faible espérance de vie, une population jeune.

A l’échelle continentale, les pays du Sud connaissent aussi de fortes disparités entre eux : les pays émergents à développement rapide comme le Mexique, le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud sont en voie d'industrialisation et connaissent une croissance économique forte. Ils attirent les investisseurs étrangers et leur PIB progresse tandis que leur croissance démographique diminue. On les distingue des Pays les Moins Avancés (PMA) qui sont les plus pauvres et qui cumulent les difficultés. Ce sont essentiellement les pays de l’Afrique intertropicale comme le Mozambique. A l’échelle nationale, de grands pays comme le Brésil connaissent de fortes inégalités régionales, les régions les plus riches étant au sud-est. A l'échelle locale, les zones rurales périclitent alors que les villes continuent de créer des emplois, ce qui favorise l'exode rurale. Cependant, les villes des pays en voie de développement sont sont aussi très touchées par les inégalités comme le montre le contraste entre les riches centres urbains de Sao-Paulo ou Rio de Janeiro et les favelas de leur périphérie livrés à la pauvreté.

Les inégalités de développement sont bien visibles quelle que soit l’échelle choisie, mais elles sont encore plus fortes dans les pays du Sud.

mardi 30 mars 2010

PIB et PIB/habitant

PIB nominal et en PPA dans le monde (chiffres du FMI, non rapportés à la population)
Le PIB ou produit intérieur brut permet de mesurer l’ensemble des richesses produites par un pays. Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays donné au cours d'une année donnée par les agents économiques résidant à l’intérieur du territoire national. Cet indicateur a été inventé par Simon Kuznets en 1934.A la demande du congrès américain en 1932, Simon Kuznets a créé une comptabilité nationale aux Etats-unis, et donc inventé le produit intérieur brut, en 1934 afin de mesurer l'effet de la Grande Dépression sur l'économie. On ne disposait à cette époque d'aucun indicateur synthétique.








Carte des pays selon leur PIB (nominal) par habitant en 2006. Source: FMI
Le PIB/habitant ou produit intérieur brut par habitant (ou par tête) est la valeur du PIB divisée par le nombre d'habitants d'un pays. Il s'agit dans ce cas du PIB/habitant nominal. Il est plus efficace que le PIB pour mesurer le développement d'un pays, cependant, il n'est qu'une moyenne donc il ne permet pas de rendre compte des inégalités de revenu et de richesse au sein d'une population. Le plus souvent, il est calculé en $. En général, un pays est considéré comme « développé » lorsqu'il dépasse les 20 000 dollars US de PIB par an et par habitant, vers 2006.







Carte des pays, par PIB par habitant, en PPA (2006)
Source : FMI (avril 2007)



Le PIB/habitant peut être évalué en ppa ou parité de pouvoir d'achat.
Le pouvoir d'achat d’une quantité donnée d’argent dépend en effet du coût de la vie, c’est-à-dire du niveau général des prix. La PPA permet de mesurer combien une devise permet d’acheter de biens et services dans chacune des zones que l’on compare. Les biens et services utilisés dans la comparaison forment un « panier de la ménagère » normalisé ( dont le contenu peut être sujet à caution).

La parité de pouvoir d'achat (PPA) (on parle de valeurs mesurées en parité de pouvoir d'achat) est une méthode utilisée en économie pour établir une comparaison entre pays de zones très différentes, en matière de pouvoir d'achat et de devises nationales, ce qu’une simple utilisation des taux de change ne permet pas de faire.

Comme d’autres indicateurs économiques, le PIB n’a pas vocation à mesurer le niveau de développement humain des pays, il mesure seulement le développement économique. L’Indice de développement humain (IDH), inspiré des travaux d'Amartya Sen, a été créé pour tenter d'appréhender le développement humain.
Ressources: articles Wikipedia sur Produit Intérieur Brut (PIB).

dimanche 29 novembre 2009

Le nombre de médecins dans le monde par habitants


Nombre de médecins par habitants dans le monde.

Cette carte très originale a été publiée en 2007 par Médecins du Monde. Elle dit assez clairement le fossé qui existe entre le Nord et le Sud en matière de santé et de développement.


C'est Cuba, qui avec 1 médecin pour 170 habitant, offre la meilleure offre médicale. En moyenne, dans les pays riches, on compte 1 médecin pour moins de 500 habitants (1 pour 300 habitants en France, 1 pour 390 habitants aux Etats-Unis). A l'autre bout de l'échelle, la Tanzanie ne compte qu'un médecin pour 50 000 habitants. Au Niger, il faut compter 1 médecin pour 25 000 habitant et au Mali, 1 pour 12500. Le Sénégal est encore plus mal loti avec 1 médecin pour 16 500 habitants. On voit bien la différence entre pays émergents et pays les plus pauvres: au Mexique, on compte 1 médecin pour 500 habitants (comme au Japon) en Algérie et au Brésil, 1 médecin pour 900 habitants, 1 pour 950 habitants en Chine et 1 pour 1700 habitants en Inde.

Le travail des enfants dans le monde


Carte des enfants au travail de moins de 15 ans (entre 2000 et 2009)
Sources: Bureau International du Travail.

La carte représente la proportion d'enfants salariés par pays, à partir des déclarations des employeurs. Malgré les statistiques forcément sous-estimées, la répartition spatiale laisse apparaître de grands contrastes entre les continents.
Les enfants salariés sont surtout au sud du 38e parallèle de latitude nord, comprenant toute la zone intertropicale et quasiment l'ensemble de l'hémisphère sud. Le continent le plus touché est l'Afrique, puis une partie de l'Asie avec le Proche et Moyen-Orient et l'Asie du sud-est et enfin l'Amérique latine.

Les pays où les enfants sont le moins salariés concernent le monde occidental: l’Europe, l’Amérique du nord, puis le reste de l'Asie dont la Chine, et quelques pays épars dans l'hémisphère sud. Dans des pays comme la Chine, les autorités nient l'existence du travail des enfants mais les experts du BIT ne sont pas convaincus.



Le cas de la Chine.

Tout porte à penser que le travail des enfants est répandu en Chine: les journaux locaux chinois présentent très fréquemment des événements montrant une véritable exploitation d'enfants par le travail, la politique de reconnaissance d'une certaine propriété privée en milieu rural ne peut que pousser à la participation des enfants aux travaux agricoles, la pauvreté qui touche durement une couche importante des populations provoque entre autres une croissance visible à l'œil nu du nombre des enfants mendiants, le haut niveau persistant d'analphabétisme va de pair avec un taux élevé d'abandons scolaires dans le primaire, enfin le développement économique dans certaines grandes zones urbaines s'accompagne d'un pourcentage non négligeable d'enfants de moins de 15 ans parmi les travailleurs migrants des campagnes vers ces villes. On trouve là les indicateurs qui, dans tous les pays du monde, annoncent de fortes tendances au développement d'une main-d'œuvre enfantine. Quand on sait que les enfants chinois de moins de 15 ans représentent une masse tournant autour des 400 millions, on est obligé de reconnaître que, ne serait-ce que du simple point de vue des statistiques, le silence au sujet des enfants travailleurs en Chine rend impossible l'élaboration d'une vision globale de la situation en Asie, et soit dit en passant met également en cause les statistiques au niveau mondial.
(selon le site: Le droit des enfants - droitsenfants.com)

Les Zabaleen du Caire (Petits chiffonniers)

Le quartier El Moqatam près de la citadelle de Saladin est le lieu où résident les Chiffonniers du Caire, en Égypte. Ce pays compte près de 78 millions d'habitants. La ville du Caire à elle seule accueille 25 millions d'habitants. Le Caire connaît une telle crise du logement, que c'est là que de nombreuses familles ont élu résidence.

Ainsi, ce sont près de 350 000 personnes, coptes pour la plupart, qui vivent du ramassage et du tri des ordures. Parmi eux, on compte 180 000 enfants. Le quartier croule sous les ordures. Les "Zabaleen du Caire ” vivent de la collecte et du recyclage des poubelles de la cité. Partout dans les ruelles sombres de la colline, une odeur lourde et âcre prend à la gorge et persiste. Les rues sont noires. Les toits ploient sous les tonnes d’ordures rapportées de la mégapole. Les rez-de-chaussée de chaque immeuble sont transformés en dépotoirs qui débordent de détritus que trient à mains nues les femmes et les enfants.

Sortis de l‘ombre grâce à l‘action de Soeur Emmanuelle, les chiffonniers du Caire se trouvent confrontés à de nombreuses difficultés. Ils partent le matin pour ramasser les ordures dans les rues de l’immense agglomération cairote. Ils reviennent dans l’après-midi et déchargent leurs rustiques charrettes tirées par de petits ânes. Ces ordures s’amoncellent en collines plus hautes que leurs cabanes. L’odeur qui se dégage de ces tas d’immondices est épouvantable. Les chiffonniers, grands et petits, trient ces monceaux d’ordures, mettant de côté les détritus alimentaires et les donnant à manger à des cochons noirs qu’ils vendent, une fois engraissés, à des charcutiers coptes. Les enfants jouent sur ces tas d’ordures putréfiés où grouillent les rats et les microbes. Il n’est pas rare, en parcourant le bidonville, de voir une dizaine de cadavres de chiens, de chats et de rats pourrissant au soleil.

Ressources: droitsenfants.com

L'alphabétisation dans le monde



Le taux d'alphabétisation
C'est un taux qui prend en compte le nombre de personnes qui savent lire et écrire par rapport à la population totale.

Source Wikipedia (carte prise sur les données recueillies par la CIA, la NSA et la NASA et publiée en 2007 par Wikipedia) ; il s'agit d'estimations dont la fiabilité doit être prise avec précaution.

La mortalité infantile dans le monde

La mortalité infantile dans le monde en 2006
La mortalité infantile est une statistique calculée en faisant le rapport entre le nombre d'enfants décédés avant l'âge d' un an sur le nombre total de naissances concernées. Cette statistique est exprimée pour 1 000 naissances (‰). Elle sert essentiellement à juger du niveau de soin pratiqué dans un pays, en lien avec son niveau de développement.
Ressource: article Wikipedia Mortalité infantile.

L'indicateur de développement humain

L'IDH ( Indice de développement humain) en 2009.
(Ressources: article Wikipedia: IDH)


■ 0.950 et plus
■ 0.900–0.949
■ 0.850–0.899
■ 0.800–0.849
■ 0.750–0.799
■ 0.700–0.749
■ 0.650–0.699
■
0.600–0.649
■ 0.550–0.599
■
0.500–0.549
■
0.450–0.499
■ 0.400–0.449
■ 0.350–0.399
■ inférieur 0.350
■ Absence de données

Cet indice, créé par le Programme des Nations unies pour le développement en 1990, évalue le niveau de développement humain des pays du monde.

- L’IDH est calculé avec trois indicateurs : le produit intérieur brut (PIB) par habitant (indicateur de richesse) l’espérance de vie à la naissance (indicateur de santé), le taux d’alphabétisation (niveau d’instruction). Plus l'indice est proche de 1, plus l'indicateur est considéré comme très satisfaisant.

La tuberculose, révélatrice des inégalités dans le monde


La tuberculose dans le monde

Taux pour 100 000 habitants:


♦ Plus de 300 cas
♦ 100 à 300 cas
♦ 50 à 99 cas
♦ 25 à 49 cas
♦ 10 à 24 cas
♦ 0 à 9 cas


La tuberculose est une maladie infectieuse qui a été réduite par les antibiotiques dans les années 1950, mais elle connaît un regain expliqué par l'apparition de souches multi-résistantes, ce qui explique que la maladie tue encore près de deux millions de personnes chaque année dans le monde (plus de 1,7 million de victimes en 2004 selon l'OMS, l'organisation mondiale de la santé).
. La tuberculose a souvent été qualifié assez justement de « maladie sociale » car elle frappe surtout les pays déficients sur le plan de la nutrition, de l’habitat, de l’hygiène et de l’éducation sanitaire. Des études tendent à montrer que la régression de la tuberculose observée depuis le XIXe siècle en Europe, a d'abord été causé par l'amélioration des conditions d'hygiène et de nutrition, avant les apports déterminants des médicaments antituberculeux et de la vaccination par BGC (aujourd'hui, en Inde par exemple, la vaccination par BCG ne permet plus de progrès notables chez les adultes mais cette vaccination reste efficace chez les enfants).
Ressources: Wikipedia. Article "tuberculose".

vendredi 8 mai 2009

Document : les grands foyers de peuplement dans le monde

Carte des grands foyers de peuplement































































     
  La distribution spatiale de la population mondiale est irrégulière et discontinue: 70% des hommes se concentrent sur 10% de la superficie de la planète. 60% des hommes vivent à moins de 60 km des côtes.
  Les deux principaux foyers de peuplement sont l’Asie de l’est : 1,5 milliard et le sous-continent indien : 1,5 milliard. A eux deux ils totalisent près de 46% de la population mondiale…L’Europe (hors Russie) : 583 millions constitue le troisième grand foyer de peuplement au monde.
Enfin, il est possible de distinguer 6 ou 7 foyers de peuplement secondaires.
  Globalement, la densité des surfaces terrestres est faible : 46 hab/km². Mais cela n’a pas grande signification car ce n’est qu’une moyenne qui ne traduit pas la réalité vécue par les hommes.
Les hautes latitudes (régions froides de l’hémisphère nord et sud), les milieux arides des régions intertropicales et les forêts équatoriales sont largement vides d’hommes.














Document - La transition démographique













La transition démographique : période de fort accroissement naturel provoquée par le passage d’un régime démographique traditionnel de forte natalité et de forte mortalité à un régime moderne de faible natalité et de faible mortalité.
L'état intermédiaire (avec une faible mortalité et une natalité qui reste élevée correspond au pic de la croissance démographique.

Les pays d'Afrique intertropicale sont dans la première phase de la croissance démographique (baisse de la mortalité et natalité élevée), des pays comme l'Inde dans la deuxième (faible mortalité et natalité en baisse).
Les pays riches et industrialisés ont achevé leur transition démographique ainsi que de nombreux pays en voie de développement (Chine, Vietnam, Tunisie, Cuba). La France a sa transition démographique de façon précoce en un siècle. La Chine l'a effectué en trente ans (1970-2000).

Document - La croissance de la population mondiale

Carte de l'accroissement naturel en 2006















La carte nous montre :

Des pays ayant achevé leur transition démographique avec une faible croissance
- pays du nord (Amérique du Nord, Europe de l’Ouest, Japon, Corée du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande)
- pays du sud : Tunisie, Chine, Argentine, Chili, Thaïlande, Malaisie.

Des pays en phase d’achèvement de leur transition démographique (forte baisse de la natalité) :
- pays du Maghreb, Egypte, Iran, pays d’Asie du sud comme l’ Inde, l’Indonésie, le Vietnam, pays d’Amérique du Sud comme le Brésil.

Aux deux extrêmes :

- des pays avec un accroissement naturel négatif (le nombre des naissances est inférieur au nombre des décès) du à un nombre très élevés de décès. Les pays d’Europe de l’Est dont la Russie qui ont achevé leur transition démographique ont un très faible nombre de naissances et connaissent une baisse de l’espérance de vie du fait de la dégradation des conditions sanitaires, économiques et sociales. Mais aussi des pays d’Afrique austral :avec des naissances en baisse et des décès qui restent très élevé en nombre du fait des épidémies (l’épidémie de Sida surtout).

- des pays au début de leur transition démographique (forte natalité, baisse de la mortalité) avec fort accroissement naturel : pays d’Afrique intertropicale, pays du Moyen Orient (Arabie saoudite), pays d’Asie orientale comme le Pakistan et l’Afghanistan.

Document - Des populations plus jeunes au Sud

Carte de la fécondité dans le monde en 2006
source : World Population Data Sheet














Carte: part des moins de 15 ans par rapport à la population totale en 2005
Source: la Documentation Française


















Les cartes témoignent de la situation démographique des pays du Nord et du Sud.

Les nords
Dans les pays riches et industrialisés, la transition démographique est achevée. Ces pays se caractérisent par :
- de faibles taux de natalité, de mortalité et de mortalité infantile.
- un indice de fécondité inférieur à 2, 1 (seuil de renouvellement des générations).
- un accroissement naturel faible (natalité – mortalité).
- une espérance de vie forte (autour de 75 ans).
- vieillissement de la population.


Les sud
Les pays en voie de développement présentent des traits communs :
- des populations jeunes.
- un recul de la mortalité dû à une meilleure alimentation et aux progrès médicaux et sanitaires.
- une mortalité infantile qui reste élevée.
- une espérance de vie en moyenne plus faible (autour de 63 ans).

Pourtant, on observe aujourd’hui d’importantes différences entre les pays en voie de développement.
En Afrique intertropicale, ainsi qu’au Moyen Orient, la natalité reste très élevée. La fécondité est en moyenne de 5 enfants/femme. On est dans la première phase de la transition (voir schéma ci-dessus). La pauvreté, le poids important de la religion et les traditions favorisent les mariages précoces et les familles nombreuses. La population est encore très jeune.

Dans le sous-continent indien, en Amérique centrale et dans l'Amérique andine, la croissance démographique baisse lentement (autour de 3 enfants/femme) et la population reste assez jeune.

Inversement, dans de nombreux pays d’Asie, en Afrique du Nord, et dans le reste de l' Amérique Latine, la natalité a fortement diminué et se rapproche des situations observées dans les pays du nord. La fécondité est passé sous le seuil de reproduction des générations (2,1). La population croît moins vite.

Certains pays comme la Chine ou le Vietnam ont mené des politiques de limitation des naissances très autoritaires et ont achevé leur transition démographique. Des pays comme la Tunisie ont mené des politiques de planning familial moins brutal mais tout aussi efficace. Le pourcentage des jeunes a diminué.

Documents - La politique de l'enfant unique en Chine

La politique de l’enfant unique en Chine : affiche de propagande.
« Un seul enfant favorise les Quatre modernisations » (agriculture, industrie, défense, technologie), proclame cette affiche de propagande de 1978, au moment où la Chine adopte la politique de l’enfant unique.


















Afin de contrôler la démographie du pays, le gouvernement de la République populaire de Chine a lancé deux politiques majeures de contrôle des naissances : la politique du wan-xi-shao (littéralement «mariage tardif, naissances peu rapprochées et peu nombreuses »), lancée au début des années 1970 et la politique de l'enfant unique, mise en application en 1979. La fécondité chinoise a fortement chuté entre 1970 et 1978, passant de 5.75 à 2.75 enfants par femme ce qui montre que la politique démographique précédente (wan-xi-shao) fut particulièrement efficace.

Toutefois, en raison d'une fécondité particulièrement élevée lors des années natalistes, le nombre de femmes en âge de procréer devait progresser jusqu'au début des années 1990, et la natalité demeurer très élevée pendant encore plusieurs décennies.



La politique de l'enfant unique
En 1979, le régime décida alors d’accentuer l’effort antinataliste avec la politique de l’enfant unique. Les motivations du dirigeant Deng Xiao Ping restent aujourd’hui discutées : crainte de la surpopulation, volonté d’améliorer le niveau de vie et d’éducation de la population ou de consacrer les ressources du pays à l’investissement économique.

Des pénalités frappaient les naissances illégales : fortes amendes, non délivrance du hukou (permis de transport et de déplacement vers les villes, fixant aussi la gratuité des transports et de la scolarité).

Des résultats spectaculaires
Les résultats sont spectaculaires : l’indice de fécondité est aujourd’hui officiellement de 1,7 enfant par femme (contre 2 en France). Désormais la richesse par habitant progresse plus vite que la population. C’est la fin de la période des famines meurtrières qu’a connu la Chine jusqu’aux années 1960. Aujourd’hui, la politique démographique est sans doute une des causes de la montée en puissance de la Chine devenue 3e puissance mondiale en 2008. Enfin toujours pour limiter les naissances, d’autres mesures existent : la Constitution chinoise limite les mariages en imposant l'âge minimal de 22 ans pour les hommes et de 20 ans pour les femmes (contre 18 ans en France pour les deux sexes). En retardant la formation des foyers, elle espère réduire la période de fécondité donc le nombre de naissances par femme.
Des conséquences graves pour les femmes.

Cependant, il faut aussi souligner les aspects négatifs de cette politique. La loi a eu des conséquences graves pour les femmes : des politiques autoritaires de stérilisation et d’avortement forcées ont parfois été pratiquées (dans le Shandong en 2005, des fonctionnaires ont été sanctionnés pour ce genre de pratique). D’autre part, la préférence donnée aux garçons par les familles a entraîné avortements et infanticides en très grand nombre. Aujourd’hui, le sex-ratio (% hommes/femmes) en Chine est l’un des plus déséquilibrés du monde (51,5% d’hommes pour 48,5% de femmes). En effet, les garçons sont favorisés pour les successions et professionnellement. Une jeune femme qui épouse un homme devra s’occuper d’abord de sa belle-famille. La naissance d’une fille dans le contexte de l’enfant unique prive sa famille d’avoir un garçon. L’avortement sélectif qui s’est développé, et la maltraitance expliquent le déficit du nombre des naissances de filles. La mortalité infantile des garçons est de 26 pour 1000 contre 39 pour 1000 (la mortalité infantile des filles a augmenté alors que globalement, elle a baissé en Chine).

Une politique inégalitaire
La politique de l’enfant unique est aussi inégalitaire. Elles ne concernaient pas les minorités, seulement les Han. D’autre part, elles pénalisaient les plus pauvres, puisque les plus riches pouvaient payer les amendes. Enfin une nouvelle loi en 2002, permet la naissance légale d’un second enfant contre le versement d’une importante somme d’argent. Cela favorise les riches (ces mesures ressemblent beaucoup à une forme d’eugénisme, visant à limiter le nombre d’enfants dans les familles pauvres plus que dans les familles riches, pratique officialisée dans la cité-Etat de Singapour). On peut noter aussi que la volonté d’avoir le nombre d’enfants désirés et pas imposés, fait partie des motivations des Chinois qui émigrent à l’étranger.

La population chinoise tend aussi à vieillir fortement. En Chine, les temps seront durs pour les personnes âgées en l’absence de système de retraites très développés et avec peu d’enfants pour les soutenir.

La pyramide des âges de la Chine en 2000.

















Qu’observe-t-on ?- génération des 40-44 ans : un déficit des naissances dû à la politique communiste du « Grand Bond en avant » (1959-1961) qui fit des millions de morts.
- génération des 30-39 ans : l’explosion démographique quand le régime en pleine fièvre révolutionnaire (le printemps de Pékin) rejette toute idée de limitation des naissances.
- génération des 20-29 ans : la baisse de la fécondité due à la première politique de limitation des naissances lancée au début des années 1970.
- génération des 10-19 ans : malgré la politique de limitation des naissances, le nombre de naissances augmente très fortement car la génération née très nombreuses durant le printemps de Pékin, passe à « l’âge de la fécondité » (INED). Cette augmentation des naissances explique aussi le « tour de vis » du régime chinois qui met en place la politique de l’enfant unique en 1979.
- génération des 0-9 ans : baisse très importante du nombre des naissances à partir de la politique de l’enfant unique.
- on observe aussi le déficit du nombre des naissances de filles (autour de 4,5 millions) par rapport au nombre de naissances de garçons (5 millions).



La fin de la politique de l'enfant unique en Chine (1er janvier 2016)


En octobre 2015, le  Parti communiste chinois (PCC) a annoncé la « pleine mise en place d’une politique permettant à chaque couple d’avoir deux enfants comme réponse active au vieillissement de la population ». La mesure prend effet à partir du 1er janvier 2016.
Parfois présentée comme un cadeau du pouvoir politique relâchant son contrôle sur la vie privée des citoyens, la fin de l’enfant unique est en réalité un impératif économique et social pour le pays.
Ces évolutions sont destinées à corriger l’inquiétant déséquilibre hommes-femmes (116/100 au sein d’une même génération) du pays et à enrayer le vieillissement de la population.
L’indice de fécondité y est aujourd’hui à 1,7 enfant par femme, en deçà du seuil de renouvellement des générations et bien plus bas que d’autres puissances émergentes, à commencer par l’Inde concurrente, actuellement à 2,5 enfants par femme en âge de procréer, chiffre qui représente également la moyenne mondiale.
Source : journal Le Monde



Documents - Politique de limitation des naissances et pyramide des âges

La pyramide des âges représente la répartition par sexe et par âge d'une population à un instant donné. Elle révèle d’un simple coup d’oeil la distribution de la population et les mouvements d'une société.
Apparence : Une pyramide des âges est constituée de deux histogrammes inversés et accolés : le nombre d'hommes, généralement à gauche, dans des tranches d'âge différentes, le côté droit montrant le nombre de femmes. Les tranches d'âges sont le plus souvent indiquées au centre et parfois sur le côté gauche, et les effectifs sont exprimées le plus souvent en chiffres et parfois en pourcentages.

La forme d'une pyramide des âges en dit long sur sa signification. Une base large (forme en parasol) indique une natalité élevée qui se poursuit. Une base qui se rétrécit indique une baisse importante de la natalité (forme en champignon).

Politique de limitation des naissances: l'exemple de la Tunisie

Pyramide des âges de la Tunisie en 2000 : forme en champignon.


Elle montre clairement la baisse très forte du nombre des naissances qui s’est accéléré ces dernières années. La pyramide voit sa base se rétrécir à partir des 15-19 ans. C'est-à-dire à partir des années 1980 (en 1981, l'indice de fécondité est de 5 enfants par femme). Le phénomène s'est amplifié de façon considérable dans les années 1990 (3,4 enfants par femme en 1993). En 2008, l'indice de fécondité est de 1,72 enfant/femme soit très en dessous du seuil de renouvellement des générations (2,1).
Au Maghreb, c’est l’évolution de la condition féminine qui est la première cause de la baisse des naissances : la Tunisie qui a achevé sa transition démographique, a mené des politiques très volontaristes en faveur de la scolarisation des femmes et de leur accès à l’emploi. Cela a favorisé les mariages plus tardifs (âge moyen qui était de 19 ans en 1956 pour les femmes est autour de 27/28 ans vers 2000) et la baisse du nombre d’enfants par famille. Enfin, depuis 1966, une politique de planning familial a été entreprise. La Tunisie est passé d’un indice de fécondité de 7 enfants par femme en 1966 à moins de 2 enfants par femme dans les années 2000. Ce pays commence à connaître un vieillissement modéré de sa population (alors que les moins de 15 ans représentaient la moitié de la population à l’indépendance, en 1956, il ne représente plus que 24% aujourd’hui). Quand à l’espérance de vie (à la naissance) qui était de 51 ans en 1966, elle est désormais de 75 ans. Cette évolution démographique est aussi en relation avec le développement économique de la Tunisie qui a fait d'elle un "petit dragon" africain et favorisé l'emploi des femmes. La Tunisie n’aura mis que trente ans pour accomplir le même chemin que la France en deux siècles.
Le Maroc et l’Algérie, avec moins de volontarisme, et plus de retard, connaissent la même évolution.


Comparaison avec la pyramide des âges du Pakistan : forme en parasol.
Ici, le maintien de fortes traditons religieuses, d’une population rurale importante et les difficultés de développement économiques expliquent que ce pays est encore dans la première phase de la transition démographique (forte natalité et baisse de la mortalité). D’où l’explosion démographique qui se poursuit comme le montre la pyramide des âges. La base large de la pyramide indique une natalité élevée (beaucoup de jeunes enfants) même si elle a considérablement baissé (l'indice de fécondité au Pakistan est passé de 6,3 enfants/femme en 1981, à 3,4 enfants /femme en 2008).
La pyramide rétrécit rapidement et montre un taux de mortalité élevé, particulièrement parmi les enfants.

Document - Les grandes métropoles mondiales


La croissance urbaine de 1990 à 2006.
L’urbanisation du monde a connu une
croissance importante depuis la révolution industrielle au XIXe siècle en Europe et en Amérique du Nord. Alors que seulement 15% de la population mondiale était urbaine en 1900, aujourd’hui, c’est près d’un homme sur deux qui habite en ville (le taux d’urbanisation est de 45% en 2007).
Carte des grandes agglomérations du monde. Source: data.net

L’urbanisation favorise le développement de vastes agglomérations puis la formation de conurbations; Tokyo et New York sont actuellement les plus grandes agglomérations du monde devant Mexico. Actuellement, c'’est dans les pays en voie de développement que l’on observe la plus forte croissance urbaine, alors qu’elle stagne dans les pays riches et industrialisés. Dans les années 2000, 17 villes sur 20 de plus de 10 millions d’habitants sont localisées dans les PED.

Documents - la croissance urbaine dans les PED

Marina da gloria et centre de Rio
Le quartier touristique de Colaba à Bombay (gateway of India et hôtel Taj Mahal & Tower).





Dans les pays en voie de développement, la croissance urbaine est très forte. L’urbanisation résulte moins de la croissance des emplois industriels ou tertiaires comme en Occident mais surtout de l’exode rural et de la croissance naturelle.
La croissance urbaine des PED s’effectue de façon anarchique. Le centre des villes ressemble à celui des pays riches (centres d’affaires avec des tours de bureaux, quartiers touristiques) mais les équipements urbains (eau, électricité, transports) sont souvent insuffisants ou inadaptés.

La périphérie est occupée par d’immenses bidonvilles. Il s’agit de quartiers composés d’habitats plus ou moins précaires, et concentrant les populations les plus pauvres. Ces quartiers manquent des services de base comme l’accès à l’eau potable, à l’assainissement (toilettes), au réseau électrique et à l’éclairage, à la gestion des déchets, au pavage des rues.
Le « slum » de Dharavi, plus grand bidonville d’Asie près de Bombay, montré dans le film Slumdog Millionaire (2008). Les tours operators le font visiter!

Les bidonvilles sont des quartiers composés d’habitats plus ou moins précaires, et concentrant les populations les plus pauvres. Ces quartiers manquent des services de base comme l’accès à l’eau potable, à l’assainissement (toilettes), au réseau électrique et à l’éclairage, à la gestion des déchets, au pavage des rues. Les pays du nord ont eu leurs bidonvilles (en France, le bidonville de Nanterre jusqu’à la fin des années 1950) mais ils ont été éradiqués depuis les années 60. Le développement des bidonvilles aujourd’hui est lié à l’explosion urbaine que connaissent les pays en voie de développement.

Favelas à Rio de Janeiro
La densité y est très forte, les conditions de vie souvent malsaines et dangereuses (l’absence d’assainissement favorise la propagation de maladies comme le choléra, la pauvreté y favorise la délinquance : les favelas du Brésil sont secoués par la violence des gangs et des narco-traficants). Pourtant ces quartiers connaissent une extension très rapide car les nouveaux venus sont attirés par les multiples emplois qu’offrent les petits métiers du secteur informel, non déclarés auprès de l’État.

Document - La Terre vue du ciel

Carte : la Terre vue du ciel par la NASA



















Grâce à des images de nuit compilées entre octobre 2004 et mars 2005 et faisant ressortir les lumières des activités humaines, on peut distinguer les grands foyers de peuplement de la planète.
Ce montage est composé d'images nocturnes des satellites. Il montre la répartition de la population mondiale et la concentration des activités. Les accumulations de points lumineux correspondent aux grands foyers de peuplement. Les zones sombres représentent les espaces vides d'hommes.
La carte traduit aussi la consommation d’énergie plus forte dans les pays du nord que dans les pays du sud à densité égale (entre Inde et moitié Est des USA : Houston diffuse plus de lumière que Bombay). Elle traduit bien les différences de développement par exemple entre Corée du Nord et Corée du Sud.

jeudi 7 mai 2009

Document - La fracture numérique

                                                      La fracture numérique 







La fracture numérique*concerne les inégalités dans l'usage et l'accès aux technologies de l'information et de la communication (TIC) comme les téléphones portables, l'ordinateur ou le réseau Internet. Cette inégalité est très marquée entre les pays du Nord et les pays du Sud. Elle représente une partie des inégalités de développement.
*L'expression fracture numérique (en anglais : digital divide) est calquée sur celle de fracture sociale employée par Jacques Chirac, lors de la campagne présidentielle de 1995.

Document - Les migrations économiques dans le monde

Carte des migrations économiques dans le monde en 2005.

Les flux d’émigration économique sont les plus importants. Ils représentent la majeure partie des migrations internationales. Ils sont le résultat des inégalités économiques entre les pays.



Ces migrations vont des pays pauvres en forte croissance démographique du Sud vers les pays riches du Nord. - L’Amérique du Nord constitue un grand foyer d’émigration qui attirent des migrants d’Amérique Latine ou d’Asie.
- L’Europe occidentale, autrefois terre d’émigration, est devenue une terre d’immigration. Elle reçoit principalement des travailleurs venus des pays pauvres du Sud (Maghreb, Afrique Noire, Asie) mais aussi d’Europe de l’Est depuis l’effondrement du système communiste et de l’ouverture des frontières qui en a résulté (Polonais vers l’Allemagne, Roumains vers l’Espagne, etc.)..
- Aujourd’hui, on observe des migrations considérables entre pays du Sud : les pays les plus riches (comme les pays pétroliers du Golfe Persique, l’Afrique du Sud) attirent des immigrés venus de régions moins riches (Egyptiens vers les pays du Golfe arabo-persique, Mozambicains vers l’Afrique du Sud)
Actuellement, la mondialisation renforce la « fuite des cerveaux », c’est-à-dire le départ de leur pays de travailleurs ou de scientifiques hautement qualifiés des pays du Sud (Inde) ou du Nord (Pays d’Europe de l’Ouest vers les Etats-Unis, le Canada, l’Australie ;). Ces personnes sont à la recherche de meilleures conditions de travail et de hauts salaires.